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À Québec comme à Beyrouth : un même Père Noël généreux

Il est six heures du soir à Beyrouth. Les enfants attendent impatiemment l’arrivée du père Noël. Un son de petite cloche fait jaillir un éclat dans leurs yeux. « Il est arrivé! Le père Noël est arrivé! ». Plus le son de la cloche augmente, plus les enfants s’excitent car ils savent qu’il approche de leur porte. Lorsque le barbu habillé en rouge arrive, la porte est déjà ouverte – à Beyrouth, les maisons n’ont pas de cheminée. La magie de sa visite est plus importante que les cadeaux qu’il livre. La soirée des enfants continue devant le petit Jésus dans sa crèche, et on admire le sapin décoré et bien illuminé. L’enchantement des enfants dure toute la nuit.

Durant la guerre civile au Liban, dans les nuits bruyantes avec le son des canons, l’arrivée du père Noël était incertaine. Mais la naissance de Jésus est plus forte que les canons dans les cœurs des croyants. Les enfants recevaient leurs cadeaux de leurs parents et jouaient calmement dans l’abri.

Les habitants de Beyrouth fêtent la naissance de Jésus devant leur sapin. Noël est célébré tant par les chrétiens (notamment à la Messe de minuit) que par les musulmans; pour ces derniers, Jésus est le prophète Issa. 

Un autre petit détail  me lie intimement à la Nativité : ma maman est native de Bethléem…

Retour au profane maintenant.  Un jour, en 2005, un père Noël du Québec arrive à Beyrouth. Le son de sa cloche est suffisant pour que la porte de la maison s’ouvre pour l’accueillir; la tradition continue. Cette fois-ci, ce père Noël venant du Nord, c'était moi. Je venais surprendre ma famille qui me croyait encore dans la Belle Province. Cette visite inattendue a décuplé la joie de la fête, qui s’exprimait dans les yeux et dans les voix des petits et des grands.

Joyeux Noël!

Simon Ayoub, basse

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