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Noël en Belgique : célébrer avec Saint Nicolas et pourquoi pas chanter avec Tintin et ses amis ?


Les Noëls de mon enfance sont des souvenirs heureux, mais si je les compare aux Noëls du Québec, ils sont bien différents.
Il y a, bien sûr, la messe de minuit avec l’église illuminée, les chants repris en choeur et la crèche attirant nos regards d’enfants émerveillés. Mais au retour de l’office, il n’y a ni réveillon ni cadeaux. Noël est une fête religieuse, celle de la naissance de Jésus.


Les cadeaux aux enfants sages, c’est Saint Nicolas qui nous les a apportés le matin du 6 décembre. C’est Saint Nicolas, le bienfaiteur des enfants, accompagné de son âne, qui est passé par la cheminée des maisons. C’est aussi à lui qu’on a adressé sa liste de cadeaux. Et attention au Père fouettard ! Il n’est pas loin de Saint Nicolas et menace de fouetter les enfants désobéissants. Cette tradition de la Saint-Nicolas est encore très
vivante dans la plupart des pays du nord de l’Europe.


Après la messe du 24 décembre, on se couche rapidement car il faut être en forme pour la fête de famille du lendemain. Le 25 décembre, nos grands-parents reçoivent toute la famille dans la maison où ils ont élevé leurs neuf enfants. Frères et sœurs, oncles et tantes, cousins, cousines se réunissent ce jour-là. L’atmosphère est détendue et joyeuse. Je retrouve les cousines de mon âge que je ne vois qu’aux vacances.


Au pied de l’immense sapin décoré, un cadeau attend chacun des enfants. Ce sont les étrennes que nous offrent nos grands-parents. On aimerait bien les déballer mais il faut attendre qu’on nous en donne le signal.
Avant le repas, tout le monde se regroupe autour de la crèche pour chanter l’ Adeste fideles, le chant de Noël traditionnel de la famille. C’est le moment le plus émouvant car, dans le recueillement, grands et petits chantent à l’unisson.


Après le repas, c’est le déballage des cadeaux. Je reçois souvent un livre. Puis, ma tante Luce, qui a toujours aimé le théâtre, nous réserve un petit spectacle. Elle récite un texte, organise une chorale ou une crèche vivante. Parfois, mon oncle Marco, grand admirateur de Puccini, entonne un air de La Traviata.


Ces souvenirs sont empreints de nostalgie. Aujourd’hui, le temps a passé. Mes grands- parents et mes parents sont décédés, la messe de minuit a souvent été remplacée par un réveillon bien arrosé, mais ce qui est resté dans la famille, c’est l’Adeste fideles que nous chantons tous avant le repas devant la crèche.
                                                                      Cécile Lederer, alto

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